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20.08.2026 | www.kla.tv/42283
En Ukraine, le processus de recrutement des personnes aptes au service militaire ne se déroule pas aussi bien qu'il le faudrait pour combler les brèches qui ne cessent de s'ouvrir sur le front contre la Russie. La plateforme d'information Antispiegel a rapporté ce qui suit le 11 juillet 2026 : « Selon la police ukrainienne, le nombre d'attaques contre des centres de recrutement est passé de 38 en 2023 à 341 en 2025. » Des émeutes éclatent également lorsque les autorités se rendent chez les appelés pour les recruter. Selon le magazine en ligne « multipolar », le 8 juillet 2026, à Lviv, en Ukraine, environ 200 habitants auraient tenté d'empêcher l'enrôlement forcé d'un homme de 30 ans. Selon des témoins oculaires, les recruteurs auraient auparavant passé à tabac un civil et l'auraient poussé de force dans un minibus des autorités. Des riverains se sont alors rassemblés pour venir en aide à cet homme. Les agents du centre régional de recrutement (TZK) ont été encerclés dans la rue, agressés physiquement et leurs véhicules ont été saccagés. Des coups de feu auraient également été tirés, et plusieurs personnes auraient été blessées. Le président Zelensky et les autorités régionales condamnent le comportement des riverains et menacent de prendre des mesures. Voilà pour le point fait par multipolar sur l'état d'avancement des processus de recrutement en Ukraine. La plateforme d'information Antispiegel ajoute le 11 juillet 2026 : « Mais les troubles à Lviv ne sont que le dernier épisode d'une série de manifestations qui ne cessent de s'intensifier. […] Rien que depuis le début de l’été, il a été signalé tant d’agressions de la part de recruteurs que les décrire équivaudrait à écrire un court roman... court, mais très dramatique. Les agents arrêtent tous ceux qu'ils peuvent : des pères célibataires, ou au contraire des pères de familles nombreuses, des chauffeurs, des conducteurs de moissonneuses-batteuses, des agriculteurs, des anciens combattants, des étrangers, des toxicomanes et même des personnes handicapées. Même la présence de chiens ne les arrête pas. En matière de mobilisation forcée, ils ne reculent devant aucune méthode : Ils étranglent les gens, les rouent de coups, les ligotent et les torturent, et crèvent les pneus. De plus en plus souvent, des citoyens désespérés recourent aux armes et à des moyens de fortune pour s'opposer aux commissariats militaires. Le récit de ce conflit est effrayant par sa brutalité. » C'est malheureusement, comme c'est souvent le cas, la conséquence d'une répression prolongée et continue de la population civile, comme c'est le cas en Ukraine. En règle générale, les grands médias n'en font pas état. La population ne se sent ni comprise ni écoutée. Face à une situation d'urgence existentielle, la grande majorité des gens ne parvient alors pas à faire preuve de sang-froid, alors que tout le monde sait bien que la violence ne résout aucun problème. Et certainement pas sous l'emprise d'émotions refoulées et exacerbées. Malheureusement, il arrive alors des choses qu'on regrette amèrement par la suite, comme par exemple ces débordements répertoriés par l'Antispiegel : « Le 10 juin, dans la région de Rivne, le conducteur d'un tracteur a percuté un véhicule du commissariat militaire et a cassé le bras d'un employé. Le 12 juin, des habitants de Kryvyi Rih ont attaqué à coups de pelle un bus des commissaires militaires et ont réussi à libérer un homme enrôlé de force. Le 15 juin, dans la région de Rivne, c'est aussi une pelle qui a été utilisée lorsqu'un homme a pris la défense de son voisin face à des agents du commissariat militaire. Le 18 juin, dans le village de Letytschiv, dans la région de Khmelnytskyi, un homme a ouvert le feu avec un fusil d'assaut sur le bâtiment du commissariat militaire. Le 22 juin, à Kharkiv, un homme s'est opposé aux agents du commissariat militaire à l'aide d'un pistolet, de grenades aveuglantes et d'un couteau, avant de prendre la fuite. Le 26 juin, à Charkew, un homme a tué à l'arme blanche un employé du commissariat militaire. Le 28 juin, des habitants de Zaporijia ont libéré un homme en utilisant du spray au poivre. Le 30 juin, à Odessa, une femme a poignardé à mort un employé du commissariat militaire alors que celui-ci tentait d'enrôler de force son compagnon. Et la liste pourrait s'allonger. » Ces situations proches d'une guerre civile en Ukraine sont-elles les sombres prémices de ce qui attend l'UE, et en particulier l'Allemagne, en termes de tumultes, si on continue à suivre la voie de la guerre au lieu de mener des efforts de paix cohérents et de favoriser la désescalade ? Une politique belliciste dont une grande partie de la population ne veut pas du tout ? Mais une fois que la loi sur le renforcement des réserves (ResStG) aura été adoptée par le Bundestag et que les réservistes seront systématiquement mobilisés, l'étau de la guerre se sera tellement resserré que personne ne pourra s'en sortir de sitôt. C'est pourquoi nous lançons à nouveau cet appel : quiconque souhaite mettre un terme à cette politique belliciste doit faire entendre sa voix DÈS MAINTENANT ! Il s'agit désormais de faire clairement comprendre à nos députés du Bundestag, par courrier et lors d'entretiens : « Nous ne voulons pas la guerre ! » Et il faut non seulement dire clairement « Non ! » à la loi sur le renforcement des réserves, mais aussi dire résolument « Non ! » à toute autre forme de préparatifs de guerre. Rejoins toi aussi ce mouvement pour la paix !
de hm.
Après les émeutes contre le recrutement forcé à Lviv : les responsables politiques et la justice veulent sévir contre les manifestants https://multipolar-magazin.de/meldungen/0444