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Jusqu'en 1960 environ, la commutation était assurée par des téléphonistes féminines... la "Fräulein vom Amt », la « Demoiselle du téléphone » était alors une désignation courante pour ces charmantes dames ! En 1983, « Motorola » a finalement présenté un téléphone mobile… commercialisable. En tant que téléphone portable ou téléphone de voiture, il a d'abord été considéré comme un symbole de statut social pour les "personnes importantes"... Aujourd'hui, même les plus petits sont initiés de manière apparemment ludique au monde coloré de la communication mobile avec comme devise : "On s'entraîne tôt"... Le commerce de cette marchandise séduisante est en plein essor ! La plupart des parents sont d’ailleurs aujourd'hui des cinéastes amateurs et enregistrent avec la caméra vidéo de leur smartphone l'évolution de leurs chérubins et envoient immédiatement, et sans perdre une seconde, les petits films à Papy & Mamie. Il n'est donc pas étonnant que le smartphone joue le rôle principal pour les jeunes d’ores et déjà conditionnés. La vie se déroule ainsi en premier lieu via le « Jouet Numérique ». De plus en plus d'adolescents rêvent d'une carrière d'influenceur sur Internet avec des millions de followers. Le smartphone est partout et toujours avec eux et la société avance, captivée, vers une dépendance totale… Déclenché par le comportement extrême des utilisateurs, « omniprésents », l'artiste hambourgeois Thorsten Kirsch a saisi le phénomène d'une manière joyeuse, voire satirique… à travers le dessin. Son livre interactif : SMART PHONE ZOMBIES-DIARY combine des études du « milieu » avec des commentaires appropriés du monde numérique... Thorsten Kirsch : De la manière dont je le ressens, ce sont des pertes de contrôle complètes que l’on retrouve uniquement chez des personnes droguées ou alcooliques. Et, c'est devenu la règle dans la vie de tous les jours, comme par exemple qu'on me fasse tomber de vélo ! Je me retrouve entouré de gens qui ont cet appareil et qui ne remarquent plus rien, et me mettent en danger, et mettent leurs enfants en danger. Ils ne se déplacent plus dans le monde de manière socialement adaptée. Et donc, évidemment, j'ai pensé à ce thème, à ce culte vaudou, à l'existence de zombies… contrôlés à distance. Et là, d'un seul coup, un espace de créativité incroyable s'est ouvert devant moi. Je l’ai fait aussi pour ma propre protection, parce que j'avais déjà un smartphone et que je sentais vraiment le potentiel de nuisance et que j'étais vraiment attiré par ça. La satire semble donc être une forme appropriée pour tenter d’identifier la folie du dilemme numérique. A propos, le livre interactif de Thorsten Kirsch dispose également de commentaires audios très journalistiques. Silicon Valley : Les médecins comparent la dépendance au smartphone aux dépendances classiques comme l'alcool ou la nicotine. Avons-nous encore le contrôle de notre comportement ? Ou nos actions sont-elles déjà depuis longtemps et d'où qu'elles viennent, dirigées par des « tiers » ? En ce qui concerne la soi-disant « Education Numérique », ce sont les mauvaises décisions politiques qui prédominent encore… mais qui sont déjà remises en question dans certains pays. Dernièrement par exemple, les tablettes ont été retirées de l'enseignement en Chine et en Suède. "Eteignez les portables, ouvrez les livres !" demandait « Der Spiegel » en septembre 2023, pour une bonne raison, l'apprentissage numérique nuit à l’apprentissage de la lecture... Sydney : « En 2012, suite à un mauvais classement PISA, plusieurs milliards de dollars ont été investis dans l'achat de nouveaux ordinateurs portables dans les écoles australiennes. Mais à partir de 2016, les tablettes ont été récupérées. Elles ont certes été largement utilisées, mais rarement pour des objectifs scolaires. Des expériences comparables ont été menées en Corée du Sud, en Thaïlande, aux États-Unis et en Turquie. (Dans le même temps) Le monde numérique continue de fabriquer des produits de plus en plus absurdes. (Dans le cadre de la mise en réseau de tous les objets, "Internet of things »), la couche pour bébé signale numériquement quand elle doit être changée, les réfrigérateurs quand ils doivent être remplis et la « fourchette numérique » nous indique si nous nous nourrissons de manière pauvre ou pas, en calories... Et n'oublions pas : La bouteille d'eau super intelligente, car elle régule notre comportement de consommation... Nous recevons des données, mais nous les fournissons inconsciemment, nous avons l’illusion d’être des consommateurs « modernes », surtout lorsque nous utilisons des applications de fabricants qui nous indiquent par exemple si nous nous peignons correctement. Le dessinateur Kirsch appelle les fleurs du monde numérique "Needfull Things", des « objets utiles » … inutiles. Les grands opérateurs de téléphonie mobile font de la publicité avec insistance pour un avenir numérique fascinant. La 5G est le mot magique, la 5e génération de téléphonie mobile promet un "nouveau monde merveilleux". Dans la Smart City, il n'y aura plus d'inégalités sociales, plus de conflits, plus de graffitis, plus de criminalité, en fait plus de monde social du tout, la cohabitation ne sera que virtuelle. Techniquement, tout est déjà possible, y compris la conduite autonome. Il ne reste plus qu'à s'équiper un peu plus, et là tout sera sous contrôle. Bruxelles été 2023 : La capitale belge se présente comme un chantier à de nombreux endroits. Comme toutes les métropoles, Bruxelles s'équipe pour l'avenir, après tout, selon les recherches, 70% des 10 milliards d'habitants que comptera alors la planète en 2050 vivront dans de grandes villes. La surveillance numérique des masses est bien sûr à l'ordre du jour, tout comme les déplacements plus fluides et plus respectueux de l'environnement. Le changement est visible. Le Parlement Européen a son siège au centre-ville de Bruxelles dans un palais de verre évocateur… La télévision parlementaire fournit des débats permanents. Etrangement, les derniers scandales qui ont éclaté en décembre 2022, concernant des parlementaires manifestement corrompus, des valises pleines d'argent liquide et des réunions de commission truquées, sont de l'histoire ancienne. Tout semble être resté en l'état. Les médias font leur travail. Comme si le grand scandale de la corruption n'avait jamais eu lieu ! « Business as usual » Les critiques parlent déjà d'une "culture de l'impunité"... En fait, ce qui ne doit pas être ne peut pas être. Cela vaut apparemment aussi pour le thème de la téléphonie mobile. Dès 2020, deux députés, la biologiste Michèle Rivasi, euro Député Ecologie Les Verts, et le professeur de physique Klaus Buchner, de l'ÖDP allemand, avaient saisi l'ICNIRP, la Commission Internationale pour la protection contre les Rayonnements non ionisants, c'est-à-dire les rayonnements de la téléphonie mobile. L’ICNIRP qui, depuis les années 90, protège effectivement les rayonnements… mais malheureusement pas les consommateurs. Le rapport Rivasi/Buchner a ainsi révélé des dysfonctionnements fatals. Klaus Buchner, professeur : « Le résultat principal était que ces personnes avaient des liens avec l’Industrie. Donc, pas indépendantes, et qu’il faut toujours indiquer si ces liens existent. Cela veut dire que les choses ne se sont pas déroulées telles qu'elles auraient dû, il y a eu conflit d’intérêts ! » Une association de lobbying privée, l’ICNIRP, liée à l’Industrie de la téléphonie mobile et qui est censée s'occuper de la protection des consommateurs dans le monde entier, minimise systématiquement les connaissances scientifiques. Michèle Rivasi : C'est des gens qui sont entre eux. C'est une cellule en fait qui est là pour promouvoir l'industrie. Intervenant homme : « Et c'est comme si on avait sous-traité en fait la question des normes ou des limites à un organisme privé comme ça l’industrie peut dire : Ce n'est pas moi qui le dis. » Michèle Rivasi : Mais bien sûr. Sauf que c'est des gens qui dépendent et qui font toujours référence à l'industrie. Et quand ils font un rapport, ils le soufflent à l'industrie pour savoir si l'industrie est contente du rapport. Et il y a eu une étude récente parce que l'étude, elle, date de 2020. Et là, il y a une étude faite par d'autres journalistes en 2022 qui montre c'est exactement la même chose. Donc vous voyez que quel que soit le pays, les gens qui font une vraie enquête sérieuse… on s'aperçoit que l’ICNIRP n'a rien d'indépendant, c'est en fait une émanation indirecte de l’Industrie. Oui, et alors ? En plus, ou en tant que biologiste, je suis choquée parce que l’ICNIRP ne reconnait que les effets thermiques. C'est à dire que si on met un portable, ça chauffe l'oreille, c’est ça les effets thermiques, mais absolument pas les effets athermiques qui peuvent avoir une influence sur le système nerveux, sur le système hormonal, et cetera. Et ça, si vous voulez. C'est quand même incroyable que d'un point de vue scientifique, on ne tienne pas compte de ça. C'est une arnaque scientifique. En fait c'est une arnaque scientifique puisqu’on n’étudie pas tous les éléments. Une association européenne de journalistes d'investigation résume ainsi la situation... « Animation, Investigate Europe » : Une révolution est en marche, c'est la révolution 5G. Certains disent qu'il s'agira plutôt d'une expérience qui touchera des milliards de personnes, notre communication mobile est dangereuse. La communauté scientifique est divisée. Certains experts affirment qu'elles sont sans danger, d'autres ont de sérieuses inquiétudes. En 2011, l'Organisation mondiale de la santé a classé les champs électromagnétiques associés aux téléphones portables comme possiblement cancérigènes pour l'homme. Et des études publiées en 2018 ont montré que lorsque des rats étaient exposés à de tels champs, cela augmentait leur risque de certains types de cancer, même parmi ceux qui croient que la technologie est sûre, beaucoup admettent que d'autres études sont nécessaires. Et pour la 5G, il n'y a presque pas d'études. Les entreprises de télécommunications elles-mêmes ont fait remarquer que les signaux électromagnétiques pouvaient présenter des risques pour la santé. Alors pourquoi la Commission européenne et nos gouvernements ferment-ils les yeux ? Ils citent des lignes directrices établies par des organismes scientifiques transnationaux, mais enquêtent. L'Europe a constaté que ces organismes sont des clubs fermés. Les personnes ayant des opinions divergentes ne sont pas invitées à y participer et un grand nombre de scientifiques impliqués ont reçu des fonds de la part d'entreprises ayant des intérêts directs dans le déploiement de la 5G. Il n'existe pas de société sans risque. D'autres choses que nous consommons sont également mauvaises pour notre santé, de l'alcool à la malbouffe. Mais si vous ne voulez pas de hamburger, vous pouvez simplement éviter les hamburgers. Avec la 5G, il n'y a pas d'option de refus. Michèle Rivasi : « Et alors ? Sur ces entrefaites, comme la Commission n'a pas voulu faire d'études d'impact sanitaires et environnementales par l'intermédiaire du Parlement, on a commandité deux études, une étude sur la santé et une étude sur l'environnement. L'étude sur la santé a été faite par l'Institut Ramazzini en Italie et l'étude sur l'environnement a été faite par un scientifique de l'université de Gand. C'est le Parlement qui a choisi. Nous, on a dit on veut des instituts indépendants. Les conclusions ont été présentées au Parlement. Dans le cas de Stoa, c'est grosso modo, comment dire, une commission au sein du Parlement qui réunit tous les gens qui ont un peu des connaissances scientifiques. Et quand ça a été présenté, ça a bien montré que sur la santé, eh bien… la directrice de l'institut montre bien que sur certaines fréquences qui touchent la 5G, ça a des impacts sur la santé. Et ce, que ça soit les gliomes, les tumeurs au niveau du cerveau, que ce soit les ruptures au niveau des brins d'ADN, etc. À l'heure actuelle, on a des preuves sur l'environnement. Il est indiqué que toutes les ondes millimétriques… Eh bien, il n'y a aucune étude qui est faite alors. Mais on a quand même des indicateurs, que ce soit sur les insectes qui vont… qui… comme la 5G, c'est des faisceaux et bien ça peut détruire justement la chitine au niveau de ces insectes. Donc, on a des signes avant-coureurs comme quoi dans cette… dans ces fréquences-là millimétriques, il n'y a pas assez d'études pour dire qu'il n'y a pas de problème. L'Institut Ramazzini près de Bologne en Italie : Depuis sa création en 1971, ce bâtiment historique abrite un centre de recherche sur le cancer. Il s'agit d'un centre d'excellence de renommée internationale, connu pour ses majeures et nombreuses contributions pour la recherche des causes Environnementales, Professionnelles et Chimiques du cancer. L'institut, respecté dans le monde entier pour son intégrité et son indépendance scientifique, est une véritable référence. Les résultats d'études à long terme menées ici ont notamment démontré la cancérogénicité du chlorure de vinyle, du benzène, du formaldéhyde et des additifs oxygénés pour l'essence. Ces recherches ont eu un impact énorme sur la médecine environnementale et celle du travail en déclenchant l'introduction de programmes de prévention et l'établissement de normes sanitaires. La protection de la santé publique par la prévention a toujours été l'objectif principal de l'Institut Ramazzini et l'indépendance de son Centre de recherche sur le cancer a permis à la science et à la vérité de s'imposer face à des intérêts particuliers. Le Centre de recherche sur le cancer a été dédié en 2005 au professeur Cesare Maltoni, fondateur de l'Institut Ramazzini. Fiorella Belpoggi, qui lui a succédé à la tête de l’Institut, a participé, en tant que témoin à charge, à de nombreux procès aux États-Unis en raison de son expertise. Plus récemment, elle a mené des recherches sur le risque de cancer lié aux rayonnements à haute fréquence des téléphones portables. Le Dr Fiorella Belpoggi nous reçoit chez elle. Elle a passé quasiment toute l'année 2022 à l'hôpital, en danger de mort après une intervention de routine sur le cœur. La grande dame de la recherche sur le cancer est de retour et fera, soyons-en sûrs, encore parler d'elle... Pour elle, le résultat scientifique tant de ses années de recherche sur près de 2 500 rats de laboratoire que l'étude STOA menée sous sa direction, est clair. Les champs électromagnétiques, CEM, ne sont pas inoffensifs !!! Dr. Fiorella Belpoggi : Les CEM de radiofréquence sont probablement cancérigènes. Et je suppose que si le CIRC examine à nouveau tous les nouveaux documents disponibles, ce devrait être le verdict, le verdict final, "probablement cancérogènes". Mais il y a un autre aspect qui est très important du point de vue de la santé. Il s'agit de l'effet de la radiofréquence sur le système reproducteur. C'est certain, il y a beaucoup d'études et tout au plus un très grand nombre de ces études permettent de dire que les radiofréquences affectent la qualité des spermatozoïdes. Je pense donc qu'il s'agit d'un point très important du point de vue du public, car nous avons besoin de reproduire les humains. Si ce n'est pas le cas, nous en resterons là. Tous ces aspects ne sont donc pas pris en compte comme ils le méritent. (Klaus) :« Ils sont presque ignorés » Ils sont presque ignorés. Et c'est dommage, car nous disposons de données. Nous avons des données, nous produisons des données. Et le laboratoire indépendant a produit ces données. C'est très, très, très important parce que dans notre cas, par exemple, l'étude a été financée par des personnes de la région d'Émilie-Romagne, des citoyens, dans certaines parties par des institutions et des gouvernements régionaux. Nos volontaires, vous savez, c'est une économie de production. L'expérience a été bien menée et personne n'a critiqué la conception de l'étude. C'est ce qu'ils font. Elle était comparable à celle à laquelle les humains sont exposés et le contrôle du système d'exposition était de haute qualité. Cette étude n'a donc pas été critiquée comme quelqu'un le prétend, elle ne l'a pas été. Je travaille dans ce domaine depuis 45 ans et je sais très bien comment une biose à long terme peut et doit être réalisée. Et je peux confirmer que notre étude a été bien menée. Nous sommes exposés dès la vie de l'embryon et il en va de même pour nos rats. C'est la raison pour laquelle nous avons observé ce type de tumeurs rares, car les tumeurs cérébrales et les tumeurs venimeuses sont des tumeurs rares. Mais si vous exposez les individus, les animaux ou les humains dès la vie embryonnaire, vous pouvez observer l'augmentation de cette tumeur avant la mort pour d'autres causes dans la population humaine. Nous avons maintenant un problème car nous n'avons pas de groupe de contrôle, tous les individus sont exposés dans le monde entier. Il est donc difficile de comparer les données. C'est la raison pour laquelle nous n'avons probablement pas augmenté statistiquement le niveau de ces tumeurs dans la population humaine parce que nous ne comparons pas l'exposition zéro, mais l'exposition environnementale qui est commune à toutes les personnes dans le monde. Cela devient donc très, très différent. Parallèlement à l'étude Ramazzini, le "National Toxicology Program, NTP", financé par l'État américain, a présenté des résultats étonnamment similaires à ceux de l'équipe de Fiorella Belpoggi. Le responsable de l'étude de l'époque s'est senti obligé d'accompagner ces résultats inquiétants d'un appel urgent Dr. Ron Melnik : En raison de l'utilisation généralisée des téléphones portables, même une légère augmentation du risque aurait de graves conséquences pour la santé publique. En attendant, les autorités sanitaires devraient promouvoir des mesures de précaution, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes. En effet, le risque pourrait être plus élevé chez les enfants en raison d'une plus grande exposition et d'une sensibilité accrue du cerveau encore en développement. En fin de compte, quelles leçons pouvons-nous en tirer ? Nous ne devrions plus supposer que les technologies sans fil actuelles ou futures, y compris la 5G, sont sûres sans procéder à des tests adéquats. Dr Fiorella Belpoggi : En fait, ce que les gens ne savent pas, c'est que le vrai problème actuellement, c'est le téléphone portable qui ne fait peur à personne. Personne n'en a peur. Et ils ont peur de la masse. Mais pas de leur propre téléphone. Ils l'approchent des tests et nous savons qu'ils peuvent être affectés par les radiofréquences. Nous savons que le téléphone est proche des oreilles et que le cerveau est juste là. Il faut que les gens soient mieux informés sur la technologie. Nous avons besoin de cela avant de répandre toutes ces technologies. Les gens devraient être conscients, devraient savoir ce qui est lié à un risque pour leur santé parce que nous pouvons éviter de cette façon d'avoir, vous savez, une révolution, de brûler le mât, d'avoir un début de problème, d'avoir des problèmes dans des cas qui ne le sont pas. Mais nous pouvons aussi éviter cela. Les gens prennent leur téléphone près du cerveau alors qu'ils savent que c'est très dangereux. L'information est donc la base du contrôle des risques. C'est tout naturellement que le Parlement européen a demandé au Dr Fiorella Belpoggi de réaliser une évaluation de l'impact des technologies. Après l'évaluation de plus de 800 études, les exigences envers les politiques étaient claires. L’industrie ne peut pas accepter que l'on exige un arrêt du déploiement de la 5G et une information de la population sur les risques réels pour la santé Michèle Rivasi : Ça a gêné beaucoup de députés parce que dans cette loi, vous avez des gens qui se posent des questions comme nous. Mais il y a des gens, et notamment un des vice-présidents qui disait « Mais, mais pourquoi vous poser ces questions ? Il faut développer le business. Alors ça a gêné parce que ça allait à l'encontre de ce que la Commission disait. D'où le fait que plutôt que de demander à d'autres scientifiques de faire un rapport, on essaie de tuer l'Institut Ramazzini. Leur tactique, c'est de tuer tous les gens qui s'opposent ou qui posent des questions ou qui montrent que ça a un impact sur l'environnement et la santé. Ils ne supportent pas la contradiction. Et ça, c'est très grave, à la fois sur la démocratie, mais même sur notre vie en ce moment, que ce soit sur les pesticides, que ce soit sur les ondes électromagnétiques, que ce soit sur les médicaments, la science est manipulée par les lobbies. C'est-à-dire on achète les scientifiques, on leur fait signer des articles qui ne sont pas faits par eux. Mais où Monsanto par exemple, c'est carrément des papiers faits par Monsanto et signés par des scientifiques universitaires. Ils se font acheter. Ça veut dire que le privé, donc les industriels, ont pris le pouvoir sur les sciences et que les sciences critiques, parce qu'une science c’est comprendre le réel. Donc il peut y avoir des critiques par rapport à des études, etc. Et bien eux, plutôt que de faire des contre expertises pour démontrer que, mettons, l'étude de l'Institut Ramazzini, ils ne sont pas d'accord, ils ne font pas ça, ils discréditent la personne. Le professeur Christian Kreiss, économiste, a consacré plusieurs livres à ce sujet. Christian Kreiss : Mais en fin de compte, c'est la même chose que la blague d'Otto Waalkes à l'époque : "La science a établi que fumer n'est finalement pas nocif. Signé Dr. Marlboro." J'en riais déjà quand j'étais jeune. C'est logique. Le Dr Marlboro fait une étude Fumer n'est pas mauvais pour la santé. Et aujourd'hui, on ne fait évidemment pas comme si on signait "Dr. Marlboro" ou "Swisscom" sous l'étude qui est promue. Ils omettent de dire qui a encouragé, ils prennent un institut renommé, qui est entre autres aussi sponsorisé par un groupe de téléphonie. Aujourd'hui, cela fait presque partie des bonnes pratiques de la science. Et puis vous obtenez une étude qui est très bienveillante et vous aurez du mal à la réfuter, parce que les scientifiques veillent à ce que ce que vous faites soit précis. Que vous ne fassiez pas d'erreur de manipulation. Sur le plan du protocole, ces études sont excellentes. Cependant, je pourrais utiliser le même outil avec des questions très différentes. Et j'obtiendrais alors des résultats très différents. Et l'astuce, c'est que nous entendons toujours des dixièmes de vérité ou des cinquièmes de vérité et que certaines choses passent systématiquement à la trappe. Et puis nous avons une étude scientifiquement fondée et claire, un résultat scientifique clair, et on nous suggère que c'est la science et que c'est la science qui l'a constaté. Eh bien, il s'agissait bien sûr de scientifiques, mais on en abuse à grande échelle, parce que la partie adverse n'a justement pas le droit de s'exprimer, et ce à dessein. Le professeur Kreiss a été banquier d'affaires et sait de quoi il parle. Depuis 25 ans, il se consacre à la mise en lumière de la manipulation et de la corruption, ainsi qu'à la découverte des méthodes utilisées pour réduire au silence les scientifiques critiques… Professeur Kreiss : Si vous regardez l'histoire de la science, vous n'avez besoin que de quelques cas. Il suffit en effet d'en frapper un, deux, trois en public et de les démolir pour que les autres y réfléchissent à deux fois. Mais ce sont vraiment les moments forts, quand des scientifiques vraiment très, très gênants apparaissent, on les démolit. La première étape est en fait d'ignorer, de ne pas en parler. Mais lorsqu'ils ne peuvent plus ignorer, lorsque les gens sont trop bons ou trop médiatisés, on recourt alors en dernier recours à la diffamation, on ne se concentre plus sur le sujet. Play the man, not the ball. Il ne s'agit donc pas de la chose, mais on essaie de pourrir la personne qui a dit cela. Comme au football, parce qu'il joue trop bien au football. Parce qu'ils ne peuvent plus l'enlever. Il y a quelques exemples très marquants dans l'histoire de la science des 50 ou 70 dernières années. Mais ils ne sont pas si fréquents, parce qu'il suffit que quelques-uns se fassent réprimander pour que les autres réfléchissent à deux fois avant de s'opposer à la grande industrie. Donc la plupart, la plupart des procédures se déroulent de manière beaucoup, beaucoup plus subtile, dès la présélection, que les gens qui font vraiment de l'économie, de la politique critique, des déclarations critiques, les jeunes scientifiques, n'arrivent plus du tout à monter aujourd'hui. Donc aujourd'hui, ils n'ont presque plus besoin de se faire taper dessus. Lorsque les premières études scientifiques sur les risques éventuels pour la santé ont été publiées au milieu des années 1990, les choses ont commencé à se gâter. Une équipe dirigée par le professeur Henry Lai de l’Université de Washington avait découvert lors d'expérimentations animales, des "cassures de brins d'ADN". Le précurseur du cancer était clairement visible au microscope à fluorescence. Prof. Henry Lai : L'une des conclusions est que les champs de radiofréquences peuvent endommager l'ADN et provoquer - bien sûr, lorsque vous endommagez l'ADN, la cellule tente de le réparer, et dans ce processus, elle fait des erreurs et provoque des mutations génétiques. Et bien sûr, une mutation génétique peut éventuellement conduire au développement d'un cancer. Les résultats scientifiques, menaçants les intérêts du premier fabricant de téléphones portables Motorola, ont été finalement présentés d'une manière "favorable à l'industrie" par les "maîtres manipulateurs", l'agence de lobbying Burson Marsteller. Ils ont présenté à leur client Motorola le "War Game Memo", un document stratégique contenant des directives sur la manière de minimiser l'étude et de discréditer les scientifiques. Il convient donc de douter en premier lieu de l'"étude Lai", puisqu'elle n'apparaît que comme une seule étude. Dans ce contexte, le document fait référence à des exemples du passé où des scientifiques ont été discrédités parce que leurs résultats n'ont pas pu être reproduits par d'autres équipes de recherche.... L'industrie elle-même se chargera de la reproduction et commandera une étude correspondante en son sein pour vérifier les résultats de l'étude Lai. Dès que les résultats de l'industrie seront disponibles, ils seront publiés. Martin L. Pall : « La première fois que j'ai remarqué tout cela, c'était à propos des attaques contre Henry Lai, c'est-à-dire la façon dont un simple scientifique a été véritablement attaqué par une puissante industrie de plusieurs milliards de dollars. Il a même été attaqué avant qu'il ne publie l'étude sur les effets de l'ADN. Il s'agissait pourtant d'excellentes études et, oui, cela a pratiquement détruit sa carrière scientifique. Oui, et c'est ce qui se passe constamment, encore et encore, aux États-Unis et en Europe. » La très respectée revue "Microwave News" a été la première à parler des "jeux de guerre" et, aujourd'hui encore, des journalistes d'investigation découvrent ce phénomène historique et ses conséquences toujours d'actualité. Mark Hertsgaard, journaliste d'investigation : Nous avons examiné la campagne de désinformation et de propagande menée par l'industrie pour convaincre le public de l'innocuité des téléphones portables depuis 25 ans. Pour ce faire, l'industrie a "joué à la guerre" avec la science, comme elle l'a indiqué dans une note interne de Motorola. Ils ont financé des scientifiques favorables à l'industrie, ils ont attaqué la science critique, la science indépendante. Ils ont fait entrer leurs propres collaborateurs dans des comités consultatifs. Dans l'ensemble, cela a conduit au message diffusé par les médias grand public nous disant que les téléphones portables sont suffisamment sûrs. La puissante association industrielle, la CTIA, a engagé un homme qu'elle pensait suffisamment proche de l'industrie pour obtenir les résultats de l'étude qui lui convenaient. Le Dr George Carlo, médecin et avocat, a utilisé l'argent de l'industrie pour fonder WTR - Wireless Technology Research. Lorsqu'il a découvert des risques alarmants pour la santé et qu'il les a audacieusement publiés, il a ressenti le pouvoir et les stratégies de guerre de ses clients. Dr George Carlo : Dans de nombreux cas présentés par WTR, les conclusions et les significations ont été présentées différemment par l'industrie. Lorsque nous avons tenu une conférence de presse, l'industrie a tenu son rôle et a ensuite dit aux médias : "C'est ce qui a été dit, mais la réalité est toute autre ». Toute personne effectuant des recherches sur les communications mobiles et les risques éventuels pour la santé ne peut passer à côté de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette puissante agence des Nations unies regroupe 194 pays et a la mainmise sur toutes les questions de santé pertinentes. L'OMS ne pouvait pas ignorer le débat sur la question de savoir si les rayonnements des téléphones portables pouvaient être nocifs pour notre santé. Après tout, elle poursuit une noble vision : "La santé est un droit humain fondamental. Chacun a droit au meilleur état de santé possible. » Le docteur australien Mike Repacholi était considéré comme le témoin le plus important des détracteurs des téléphones portables, car il avait constaté, dans son étude publiée en 1995, un développement accru du cancer chez les souris exposées aux radiations des téléphones portables. Aujourd'hui, cet homme siège à l'OMS et remet en question son étude, il se livre pratiquement à un jeu de guerre... Dr. Michael Repacholi : Mon étude portait sur des souris prédisposées au lymphome et nous avons découvert que les signaux de radiofréquence entraînaient une croissance régulière du lymphome. Nous avons passé six mois à examiner cette étude pour trouver ce qui n'allait pas, car nous pensions que nous ne savions pas : "Mon Dieu, nous ne savons pas pourquoi il y a une augmentation des lymphomes", et nous ne le savons toujours pas. Il trouve un problème et n'arrive toujours pas à comprendre d'où vient le problème et donc, il n'y a pas de problème. Cela devient alors le « message » diffusé dans le monde entier. Repacholi : « Les utilisateurs de téléphone portable veulent seulement savoir si utiliser leur téléphone ne présente pas de risque. D’après toutes les études que nous avons réalisées, nous pouvons affirmer que nous n’avons trouvé aucune preuve que les portables ne sont pas sûrs. » Le Dr Mike Repacholi se sentait très en sécurité, après tout, il était la voix mobile officielle de l'OMS, mais il a fait des erreurs : ce cher argent... Repacholi : ... les fonds provenant de l'industrie doivent être versés dans un pot séparé et sont ensuite fournis à l'OMS... C'est ainsi que le bonhomme a finalement été démasqué en tant que défenseur et banalisateur payé par l'industrie. Il a alors pris sa retraite de l'OMS et travaille depuis dans les coulisses, en tant que consultant de l'industrie. Lorsqu'il était chef de projet à Genève, il a fait du bon travail : Le secteur en plein essor des communications mobiles conquiert le monde à un rythme effréné. Alors qu'il a fallu 12 ans pour atteindre le premier milliard de connexions cellulaires dans le monde, il n'a fallu que 3 ans pour le deuxième, 2 ans pour le troisième milliard, et ainsi de suite. Aujourd'hui, il y a plus de contrats de téléphonie cellulaire que d'habitants dans le monde occidental. Mission accomplie. Prof. Martin L. Pall : « Nous devons reconsidérer tout cela en tenant compte de nos connaissances. En sachant que les ondes radio peuvent avoir des effets massifs sur le cerveau et le système nerveux, qu'elles peuvent endommager l'ADN de nos cellules, qu'elles provoquent un stress oxydatif lié à une multitude de maladies chroniques, qu'elles provoquent des réactions hormonales et qu'elles peuvent avoir des effets reproducteurs qui peuvent à leur tour causer des dommages dévastateurs, je prévois que la 5G va encore aggraver tous ces effets. Et puis il y a le cancer, qui constitue bien sûr un problème majeur. Dans l'ensemble des faits décrits, la 5G est particulièrement effrayante. Maintenant, comme vous le savez peut-être, le plan est de déployer des millions et des millions de ces nouvelles antennes sans avoir effectué un seul test de biosécurité... et c'est une folie absolue. La Cour suprême civile des États-Unis, la Superior Court de Washington D.C., traite depuis plus de 20 ans des affaires dites de tumeurs cérébrales - il s'agit du plus grand procès en dommages et intérêts de tous les temps. Quelques avocats courageux ont engagé le combat contre Goliath et sont soutenus par le Dr George Carlo. Le Dr George Carlo, ancien chercheur industriel, conseille les avocats des plaignants, le cabinet Morganroth&Morganroth, chef de file. Déclaration du Dr. George Carlo Dr Carlo : Elle a posé l'antenne directement sur sa tête. Et c'est exactement là que la tumeur s'est développée. Et le fait est qu'elle avait une tumeur qui se développait rapidement. Le médecin amené par le Dr Black et d'autres ont témoigné en ce sens. Ils ont dit qu'ils n'avaient jamais rien vu de tel. La tumeur s'est accélérée si, si rapidement. Si les plaignants obtiennent gain de cause, cela coûtera très cher. Morganroth : Dans chaque cas, nous avons cherché à obtenir plus de 150 millions de dollars. Q ? Pourquoi autant ? Morganroth : Eh bien, il s'agit de blessures graves qui entraînent des dommages à la fois pour la perte de revenus, les factures médicales et la douleur et la souffrance. Nous pensons donc qu'en raison de la gravité de ces blessures, des dommages-intérêts importants devraient être accordés. En outre, il est possible d'obtenir des dommages-intérêts spéciaux, punitifs ou exemplaires, en raison de la gravité des actes intentionnels de l'industrie de la téléphonie mobile. Nous alléguons qu'ils ont intentionnellement fait de fausses déclarations, trompé ces plaignants, ainsi que le public, en indiquant qu'il n'y avait pas d'effets négatifs ou néfastes de l'utilisation des téléphones portables, alors qu'en fait, ils savaient que ce n'était pas vrai. Nous demandons donc également des dommages-intérêts spéciaux en raison de la gravité de leurs actes délictueux intentionnels. Cela a fait l'objet d'un reportage à la télévision américaine. Journaliste : Vous regardez une radiographie du cerveau de Michael Murray. La masse blanche à droite est la tumeur cancéreuse qu'il s'est fait enlever. Murray était technicien cellulaire chez Motorola. Q : Y a-t-il un doute dans votre esprit sur le fait que votre travail avec les téléphones portables a causé votre tumeur au cerveau ? Murray : Je n'ai aucun doute sur l'utilisation du téléphone portable au travail, parce que je le mettais à ma gauche, à mon oreille gauche. Journaliste : Pour ne rien arranger. Michael Murray testait souvent les téléphones portables à la puissance maximale du signal avec un amplificateur de signal pendant des heures. Murray : Cela mettait le téléphone à sa puissance maximale et c'était le niveau de puissance le plus élevé. Journaliste : Comme les autres, Michael Murray estime que l'industrie de la téléphonie mobile a fait passer ses profits avant ses responsabilités publiques. Murray : J'ai l'impression qu'ils savent parfaitement ce qu’ils font. Les cas de tumeurs cérébrales rappellent le Big Tabacco … Il est impossible qu’un quelconque problème puisse être admis par l’Industrie Prof. Christian Kreiss : Si vous admettez cela en tant qu'entreprise, vous risquez de vous retrouver avec des millions ou des milliards d'actions en dommages et intérêts. Ce n'est pas du tout possible, vous êtes ruinés. Il y a tout simplement une contre-vérité structurelle, car si vous dites la vérité, vous risquez de perdre votre existence, c'est-à-dire votre existence économique, peut-être même davantage. Dans cette mesure, ce système économique joue dans une direction qui incite, ou presque à ne pas dire la vérité, dans certains domaines, je ne peux pas dire la vérité. Si quelque chose s'est mal passé, on ne peut pas le dire, parce que les sanctions économiques, mais aussi les sanctions judiciaires, sont tout simplement trop importantes. Et c'est pourquoi ce phénomène n'existe pas seulement dans la téléphonie mobile, pas seulement dans le secteur des radiations, mais dans tous les secteurs. Et c'est justement dans un domaine du quotidien comme la téléphonie mobile que l'apparition d'un sentiment d'insécurité serait naturellement fatale. Clinique suisse de montagne : En bref, on ment aux consommateurs. Et cela va très loin... En raison de la banalisation et du déni des risques sanitaires de la téléphonie mobile pilotés par l'industrie, grâce à un lobbying habile et à la nomination de personnes favorables à l'industrie à des postes stratégiques, la plupart des médecins sont sans doute enclins à suivre le mot d'ordre "no problem". Mais il existe des médecins à l'orientation holistique, comme le médecin-chef de la Swiss Mountain Clinic, le Dr Petra Wiechel. Dans sa clinique de Castaneda, dans le canton des Grisons, l'absence de stress numérique est due à un environnement à faible rayonnement conçu pour le personnel et les patients. Petra Wiechel : Ici, il n'y a pas de souris sans fil, nous prévenons aussi qu’il n’y a pas de WIFI et nulle part dans la clinique, uniquement par connexion au réseau. Nous n'autorisons pas le téléphone portable à l’intérieur. Sauf si tu téléphones en dehors de la clinique, tu peux le faire comme tu veux. Et nous avons encore les beaux appareils de téléphonie fixe, où je dis toujours aux patients, utilisez donc cela. Et si vous mettez votre téléphone portable en mode avion, vous êtes déjà un peu protégé, mais tout cela ne sera plus possible dans cette dimension plus tard, et les gens apprennent simplement à le comprendre. Et c'est ainsi que nous nous sommes arrêtés ici pour dire que nous avons un environnement encore relativement protégé, dans lequel un corps a aussi la chance de guérir. Si je peux me permettre, nous n'utilisons plus le terme de santé ou de guérison dans la bouche des médecins. Souvent, il ne s'agit même plus de cela, et de l'extérieur, nous pouvons le faire de la même manière. Mais si nous redonnons au corps une certaine force d'autorégulation, nous pouvons déjà observer des choses incroyables. La norme est toutefois l'équipement numérique de pointe dans les hôpitaux ... Mais avec comme conséquence l'augmentation de l'exposition aux radiations qui en résulte n'est même pas remise en question. Pourtant, une réduction des radiations pourrait avoir des effets positifs, voire bénéfiques pour la santé, tant pour les patients que pour l'ensemble du personnel... Dr Petra Wiechel : Je souhaiterais une plus grande prise de conscience, mais peut-être que là aussi nous deviendrons intelligents… à cause des dégâts. C'est ce qui nous rend très tristes, et nous disons : "Il faut être médecin pour regarder ce qui se passe ici". Il n'y a pas si longtemps, il n’y avait pas autant de tumeurs, aujourd’hui, chaque semaine nous avons deux ou trois patients atteints de la maladie de Parkinson, des neurodégénérescences, les maladies auto-immunes explosent alors, s'il vous plaît, ne vous mettez pas tous en position de dire « bof » - non, c'est une fatalité et c'est l’addition à payer. Alors, la question, est-ce que notre corps est encore capable de compenser tout ça ? C’est le sujet dont nous parlons aujourd'hui car (en réalité) nous agissons comme des incendiaires !!! Il n'est pas étonnant que de plus en plus de personnes souffrent de ce que l'on appelle l'électro-hyper-sensibilité EHS - un phénomène non reconnu comme maladie par la médecine classique, bien au contraire. Et la course à l'armement numérique semble progresser de manière irréfléchie avec des conséquences fatales pour un nombre croissant de personnes. Petra Wiechel : C'est souvent la plus grande humiliation pour ces personnes, de ne pas être comprises et de ne pas être prises au sérieux… ces très nombreux électro-hypersensibles, qui n'ont finalement plus aucune chance de recevoir une aide réelle sous quelque forme que ce soit. Et ce qu’il y a de bien, je peux lentement leur montrer et leur redonner une meilleure capacité de régulation pour les rendre à nouveau plus adaptables à la vie. C’est tout ! Et ça s'est très bien passé jusqu’à présent ici, cette « respiration » qui permet d’être un peu protégé de la vie extérieure. C’est pourquoi je trouve cela très bien qu'il n'y ait rien d'autre ici que la vie infiniment belle ; la nature ; le calme et le recueillement sur soi-même avec un regard sur notre propre vie. Comment ça se passe pour moi, de mon point de vue, dans mon existence ? La situation est compliquée pour les personnes hypersensibles, et ce n'est que lentement, comme récemment en Hollande, que l'électro-hypersensibilité a finalement été reconnue. En Allemagne, en France et ailleurs, jusqu'à présent - c'est le déni… Témoignage de Klaus Buchner sur l’EHS : Si l’on s'en tient aux faits, environ 5 % de la population se dit électro-sensible. C'est subjectif, on peut le remettre en question. Mais chez un peu moins de 1%, il y a des dommages médicalement significatifs… bien que l'on nie toujours que cela vienne des rayonnements. Mais cela représente quand même une partie significative de la population. En Allemagne, disons environ 1 million de personnes. On ne peut tout de même pas les négliger. Et donc, excusez-moi d'employer un mot aussi dur : Je considère que c'est un crime ce qui se passe ici « Dire que ces gens-là ne nous intéressent pas. » Kesari Reber est une enseignante de méditation à succès de Munich. Elle fait partie des personnes extrêmement sensibles auxquelles le professeur Klaus Buchner s'est adressé. Tout a commencé de manière très caractéristique… Ton Kesari : J'ai participé à un séminaire de méditation pendant environ trois semaines et, à mon retour, je me suis sentie soudain extraordinairement mal à l'aise dans mon appartement. C'est-à-dire vraiment faible. Et puis je suis allée faire mes courses au magasin bio du coin, à deux rues d'ici, et j'ai soudain réalisé dans le magasin bio : "Oups, qu'est-ce que c'est ? Je me sens à nouveau bien ici. J'ai retrouvé mes forces d'un seul coup. Et c'est quoi ça ? Et puis j'ai parcouru toutes les rues jusqu'à chez moi et j'ai remarqué que mes genoux craquaient toujours à cet endroit précis et que je manquais vraiment de force. Et puis j'ai couru de tous les côtés et j'ai regardé ce que c'était. Au début, je ne l'ai pas vu. Jusqu'à ce que je remarque, deux semaines plus tard, qu'une antenne de téléphonie mobile était installée sur un toit. Et je pense que c'était vers 2005, quand ça a commencé, il n'y avait pas encore autant d’antenne. Oui, à l'époque, c'était encore spécial, il y avait un pylône de téléphonie mobile à proximité. Oui, c'est comme ça que ça a commencé pour moi, et puis j'ai su que ça devait être ça. Quand j'ai déménagé, j'ai eu ma première Fritzbox. Je ne savais même pas ce qu'était le Wifi à l'époque et j'ai eu un mal de tête terrible. Vraiment très grave. Je me suis enfuie, j'ai quitté mon appartement en courant, j'ai eu des maux de tête pendant des heures et plus tard encore, et j'ai remarqué qu'il y avait un bouton sur le routeur. On peut l'allumer et l'éteindre, et puis le Wifi est allumé ou éteint, et on a mal à la tête ou pas. Et c'est comme ça que ça a commencé, et puis j'avais un partenaire à l'époque, qui était un scientifique, qui a fait plein d'expériences avec moi et qui a toujours testé : est-ce que je le remarque, est-ce que je ne le remarque pas ? Et c'est comme ça que tout a commencé. Le technicien environnemental et biologiste du bâtiment Dietrich Moldan est de plus en plus sollicité par des personnes qui ne savent pas vraiment d'où viennent leurs problèmes. Les mesures qu'il effectue avec des appareils de haute précision peuvent aider à en déterminer la cause. Fatal : en niant les multiples problèmes liés au rayonnement de la téléphonie mobile, les médecins classiques ne tiennent souvent pas compte de l'électro-hypersensibilité, mais fournissent souvent des psychotropes aux électro-sensibles... Kesari : J'ai demandé conseil à un médecin. On m'a répondu : "Oh, allez donc à l'asile d'à côté". Oui, c'était vraiment la réponse. Euh, et oui, bien sûr, cela peut être psychique dans certaines circonstances. (Par exemple), si une antenne de téléphonie mobile venait à être installée près de chez moi, j’en aurais peut-être peur ! Mais si mes symptômes disparaissent complètement lorsque je suis dans un bon endroit sans que je le sache, parce que parfois, on ne voit pas forcément si c’est un bon endroit ou pas, alors là, oui, on peut dire qu’il s’agit d’un mal-être psychique ! Ne supportant plus la vie dans les grandes villes, Kesari Reber s'est installée à Moorenweis, un petit village bavarois entre Augsbourg et Munich. Au fil des années, elle s'est créé un paradis douillet et a fait de son plus grand talent son métier, en transmettant l'art de la méditation. Nous avons effectivement cherché, explicitement, un endroit avec très, très peu de radiations. Nous n'avons même pas de réseau mobile ici. On ne peut donc pas téléphoner avec le portable dans la maison. Ce qui est merveilleux pour moi et pour tous ceux qui veulent venir en faire l'expérience. Sera-t-il encore possible à l’avenir de vivre sans exposition aux ondes ? KESARI : Ici, nous avons un énorme pylône à proximité, en comparaison des tailles. Et chez nous, il est prévu d'installer trois pylônes de ce type. Pour 4 200 personnes. Je dirais que c'est une exagération délirante. L'important, c'est de savoir que cela peut arriver à tout le monde, qu’on supporte tout le temps le rayonnement des téléphones portables ou du moins, on pense bien le supporter ! Et puis, d'un coup, du jour au lendemain, ça « déborde » presque de l'intérieur, et on se sent soudain mal. Depuis 2002, Dietrich Moldan, ingénieur diplômé, se déplace en tant qu'analyste environnemental. Il compte parmi ses clients de nombreux maîtres d'ouvrage, autorités municipales, villes et communes, entreprises industrielles et commerciales ainsi que des planificateurs et des architectes, mais aussi des médecins et des naturopathes. Les mesures dans le domaine des champs électromagnétiques peuvent aider à trouver des solutions pratiques en matière de biologie de la construction pour un habitat sain et environnemental. Je vois comme ça que le souci de la biologie environnementale de l'habitat est qu'à l'avenir, nous devrons lutter contre une augmentation massive du nombre de maladies de personnes qui ne savent pas pourquoi elles sont malades. Et à mon avis, il manque ici tout simplement l'information que le législateur ou les Caisses de maladie devraient souligner dans des informations comme : « Faites attention, Réduisez l’exposition ». Mais je le constate en regardant les brochures d’informations des Caisses d’Assurance Maladie qu’elles mettent très peu en garde contre l'électro-smog. Au contraire, je me souviens encore d’une « Caisse d’Assurance Maladie pour les Techniciens » qui disait : "Amenez-nous un nouveau client et nous lui offrirons un téléphone sans fil ». Notre négligence, et malheureusement aussi souvent notre ignorance en matière de communication sans fil, sont souvent à l'origine de divers problèmes de santé. Connaissant son électro-sensibilité, Kesari en a tiré les conséquences. Donc en tout cas, nous n'utilisons ni WIFI, ni téléphone sans fil, ni rien d'autre dans la maison. Cela signifie que j'ai toujours une vieille souris filaire qui ne rayonne pas, un clavier filaire sans Bluetooth. Le téléphone est tout à fait normal, analogique. Oui, parfois il y en a aussi avec un câble, qui ont un triangle ici. Celui-ci n'a pas d'antenne. Il n'y a pas de rayonnement. Et j'ai désactivé le WIFI et le Bluetooth sur mon ordinateur. Cela signifie que nous essayons vraiment de supprimer tout ce qui est possible. Moldan : « Je suis très contente... Ce que je souhaite, c'est concrètement une hygiène des ondes, pas le renoncement à la technique, mais simplement tu peux utiliser la technique si tu l'utilises en connaissance de cause. Je prends toujours l'exemple de quand tu rentres chez toi le soir et que tu ranges ta voiture dans le garage, tu ne laisses pas non plus tourner le moteur pour retourner au travail le lendemain. Et c'est exactement la même chose ici, « éteindre ce qui n'est pas nécessaire. » Tu as renoncé au sans fil. Tu as renoncé au WiFi. BONN : Telekom Allemagne attire l'attention sur les risques des ondes pour la santé ! Dans le mode d'emploi de 61 pages du routeur WIFI "Speedport" de Telekom Allemagne, on peut lire à la page 21 sous "Consignes de sécurité" : Les antennes intégrées de votre Speedport émettent et reçoivent des signaux radio, par exemple pour la mise à disposition de votre WIFI. "Évitez d'installer votre Speedport à proximité immédiate des chambres à coucher, des chambres d'enfants et des salles de séjour afin de réduire autant que possible l'exposition aux champs électromagnétiques. » Applaudissements pour le Professeur Teuchert-Noodt à Mayence - commentaire d’introduction : Un autre dilemme vient de la recherche sur le cerveau : les mécanismes de dépendance. Gertraud Teuchert-Noodt a tenu une conférence mémorable à ce sujet lors d'un congrès international sur la 5G organisé par l'initiative sur les compétences fin 2019 au château du Prince électeur de Mayence. Elle avait emmené les spectateurs dans un voyage fascinant dans le cerveau... sa conclusion après trente ans de recherche sur le cerveau est effrayante : Extrait de la conférence, Prof. Gertraud Teuchert-Noodt : Lorsque l'hyperaccélération se produit à partir du cortex visuel ou/et du cortex auditif, ce circuit se renforce, les opiacés sont augmentés et ne peuvent plus être diminués - nous connaissons les particularités des récepteurs aux opiacés. Il est donc tout à fait indifférent que je donne trop d'alcool à l'enfant, ou que je lui donne de l'alcool tous les matins, ou que je lui donne la tablette tous les matins. Peu importe qu'il s'agisse d'une drogue matérielle ou d'une drogue apparemment imaginaire : l'enfant monte en flèche et tombe dans la dépendance. Cela ne peut pas ne pas arriver, c'est un automatisme. Je ne peux pas non plus dire : « Eh bien, une petite heure par jour, l'enfant peut avoir du numérique. » Ce n'est pas possible ! Revenir à la nature, au mouvement, au jeu, au lieu d'être constamment en ligne. L'utilisation des smartphones et des tablettes modifie la vie intellectuelle, sociale et émotionnelle de nos enfants ; la situation est déjà effrayante et nous devons la changer ! O-Ton Teuchert-Noodt : Oui, vous devez vous réveiller. Oui, je vois la possibilité, je vois la possibilité que la génération actuelle d'enfants échoue à ce point ; à huit, neuf ans, nous entendons déjà les premières "réactions d'alarme d'échec", à savoir qu'ils ne peuvent pas tenir correctement leur stylo quand ils arrivent à l'école, parce qu'ils n'ont été que sur écran tactile et n'ont pas exercé la prise de précision, qu'ils doivent faire par des jeux d'enfants, par des jeux de doigts, par des jeux de construction, par des Legos. Toutes ces préformulations motrices fines doivent être maîtrisées, la prise de précision est alors automatiquement présente et l'enfant prend correctement le stylo en main avec une prise de précision. Et si vous ne pouvez pas le faire aujourd'hui, parce que vous n'avez utilisé que l'écran tactile et que vous prenez le stylo de cette manière, alors il s'agit d'un retard dans lequel on doit intervenir en tant que thérapeute. Là où les enfants se présentent de plus en plus en classe avec ce syndrome pathologique, je dois faire appel à des thérapeutes, en masse. Et on voit depuis longtemps qu’ils ne peuvent plus parler correctement non plus. Il faut donner des cours particuliers pour qu’ils puissent suivre le rythme. Ce sont déjà des déficits de haut degré qui nous ont rendu attentifs depuis longtemps au fait que depuis que la télévision est entrée dans les foyers, quelque chose ne va pas, parce que les enfants regardent automatiquement la télévision et ne peuvent pas comprendre. Mais s'asseoir, se taire et emmener cette poupée télévisée à l'école, c'est la maîtresse d'école qui se tient devant moi comme une poupée télévisée. Il semble que le dilemme de nos enfants se propage lentement... Les pays scandinaves corrigent déjà drastiquement le tir - des recommandations d'interdiction sont émises par l'État - et l'Allemagne et en France commencent à aborder le sujet… enfin ! Qu'en est-il de notre nature si nous continuons à nous équiper techniquement de manière inconsidérée ? Ici aussi, les connaissances scientifiques indépendantes font défaut Apiculteur : Depuis trois ans environ, nous constatons ici, dans le nord de la Forêt-Noire, sur une largeur de 20 kilomètres en direction de Stuttgart, que les abeilles disparaissent tout simplement en novembre. Et pas seulement quelques colonies, mais ici, dans l'association d'apiculteurs, ici à Neuhausen, ce sont 90 % des apiculteurs qui ont perdu toutes, vraiment toutes leurs abeilles ! Et parmi eux, il y a des apiculteurs qui pratiquent l'apiculture depuis 50 ans et qui n'ont encore jamais vécu une telle situation. Et j'ai parlé avec un apiculteur qui a perdu 30 colonies. Quand il a vérifié en novembre, elles avaient toutes disparu. Ce qui est intéressant, c'est qu'en bas, là où normalement il devrait y avoir des abeilles si c'était une maladie des abeilles, mais il n'y avait pas d'abeille. Personnellement, j'en ai conclu que quelque chose était venu s’ajouter, en plus de tous les autres problèmes que nous avons avec les abeilles. Et c'est justement ce rayonnement qui agit maintenant massivement sur les abeilles. Comme à l'époque du glyphosate, les abeilles perdent leur orientation en vol, ne reviennent plus à la ruche et meurent quelque part à l'extérieur. Elles volent en effet sur trois kilomètres. Que font les stations émettrices à nos arbres ? Depuis près de 20 ans, une médecin engagée se penche sur cette question et, peu à peu, même les sceptiques la prennent au sérieux... Dr. Waldmann-Selsam : Depuis 2005, j'ai observé avec d'autres personnes les dégâts causés aux arbres dans les environs des stations émettrices de téléphonie mobile. C'était à l'occasion d'une visite à des malades, riverains d’antennes de téléphonie mobile. Les dégâts commençant d'un seul côté nous ont particulièrement fait réfléchir. Les dégâts commençaient du côté qui faisait face à l'émetteur. C'est la raison pour laquelle nous avons répertorié les arbres de nombreuses stations émettrices, accompagné de mesures. En voici un exemple. On voit un ou deux tilleuls, du côté qui fait face à l'émetteur qui se trouve là derrière, il a perdu beaucoup de feuilles sur le côté droit. Si l'on regarde bien, les branches sont déjà mortes, mais du côté opposé, ce tilleul a encore des feuilles. Pour le plus jeune, celui de droite, on voit aussi la différence : à droite, l'arbre est dense dans la partie supérieure, de l'autre côté, le feuillage est encore plus dense. Un nombre effrayant d'arbres situés à proximité de deux émetteurs ont été marqués en rouge ici, c'est-à-dire qu’on a autorisé leur abattage Mme Waldmann-Selsam a documenté de manière impressionnante le fait que le rayonnement de la téléphonie mobile pourrait être responsable de dommages aux arbres. Son travail est aujourd'hui reconnu au niveau international. La doctoresse ne se lasse pas - pour une bonne raison ! Nous avons ensuite répertorié plus de 1000 stations émettrices. Et c'est justement ce qui me motive : à chaque station que nous avons visitée, nous avons trouvé des modifications d'arbres qui ne s'expliquent pas par d'autres facteurs, mais qui indiquent un lien avec la station. Et le fait est que l'on trouve cela à chaque émetteur et que l'on trouve en même temps des arbres sains quand on va à l'abri de l'émetteur. Même maintenant, en octobre, lorsque je me promène à Hambourg ou n’importe où, je trouve des arbres sains au feuillage dense dans l'ombre radio, et ce contraste saute aux yeux de beaucoup ! Et jusqu'à présent, les spécialistes n'avaient jamais pris en compte les émetteurs, ce qui les laissait souvent perplexes, mais ils ne demandaient jamais si c'était l'émetteur, car ils ne regardaient même pas où il se trouvait. Et maintenant, quand on prend cela en considération et qu'on voit les cartes où les émetteurs sont positionnés et où se trouvent les directions principales de rayonnement, beaucoup de spécialistes deviennent préoccupés. Comment sortir du dilemme numérique ? Quelques esprits éclairés auraient bien quelque chose à proposer… Alors ici, nous avons tous les éléments qui sont nécessaires pour avoir une connexion Internet en Li-Fi, c'est à dire sans ondes radio. Tout d'abord, vous avez ce plafonnier qui va émettre une lumière qui est connectée à Internet et qui va émettre une lumière dans la partie non visible du spectre que l'œil ne voit pas. Et donc cette information qui arrive d'Internet va arriver sur cette clé, cette clé qui bien sûr peut être miniaturisée, qui est aujourd'hui à cette dimension mais qui demain peut être suffisamment petit pour entrer dans un téléphone portable. Et ici, vous avez l'ordinateur, Cet ordinateur, comme on peut le voir ici, est en mode avion, c'est à dire que l'ordinateur, ici est en mode avion. Il n'est connecté à aucun réseau Wifi. Vous voyez, je désactive le réseau Wifi. Donc ce PC aujourd'hui est sans ondes. Si je fais une requête, je tape un mot clé qui va me dire tout naturellement qu'il n'y a aucun accès Internet sur ce PC. Je vais maintenant connecter simplement le récepteur Li-Fi. Le PC va maintenant dialoguer avec Internet grâce à ce petit récepteur, mais qui émet aussi une lumière vers le plafonnier pour lui dire connecte-moi à internet. Maintenant que le PC est connecté à Internet, je vais refaire une requête. Par exemple, tapez le mot clé. L'effet est là, j'arrive sur Internet, on peut aller voir une vidéo par exemple. Comprendre le Li-Fi. En 20, 60 secondes, vous voyez un peu la vitesse à laquelle elle est connectée. On peut aussi aller faire un test speed. C'est une technologie qui permet d'échanger des informations … (on va couper le son pour ne pas être embêté). Et là, si on lance le texte en speed de connexion Wifi, on est à près de 74/75 mégabits par seconde avec une seule lampe et on est bien en mode sans avion. Donc là j'ai une connexion à internet sans ondes radio, avec une vitesse de 80 mégabits par seconde. Voilà ce qui me permet de naviguer sur internet, de rechercher des informations sans être soumis à une quelconque onde radio. Laboratoire : Le travail d'optimisation de la technique se poursuit. Après avoir pu présenter un système LiFi commercialisable dès 2008, le professeur Suat Topsu parcourt le monde entier depuis Paris, pour ainsi dire en tant qu'ambassadeur de la lumière venue de la ville de l'amour... Suat Topsu était déjà professeur de physique à 28 ans, puis lauréat de nombreux prix de l'innovation, mais il n'a pas vraiment réussi à percer dans le domaine. Il a donc pris un congé sabbatique en 2022 et exploite depuis lors avec un ami une superbe péniche sur la Seine. Le père de famille se ressource, un travail de proximité dans un cadre magnifique idéal pour l’inspirer. Il est conscient de sa mission difficile, car son innovation pourrait être d’une aide déterminante pour un consommateur « cobail ». Suat Topsu : Le déclic, c'est de dire que oui, les ondes radio sont dangereuses. Alors la question c'est quel est le niveau acceptable pour dire que ce n'est pas dangereux pour un être humain tout le long de sa vie ? Mais quand j'ai eu cette idée sur le LiFi, d'utiliser l'éclairage qui est quelque chose qui nous accompagne depuis tous les temps, depuis le soleil jusqu'aux ampoules, je me suis dit « Voilà, on a des alternatives ». On peut critiquer un système - On peut critiquer, mais apporter des solutions, c'est mieux parce que ça, ça empêche de recevoir des objections. En disant oui, mais comment on fait ? Voilà, on peut agir. Il y a des technologies qui permettent de résoudre les défis auxquels l'humanité doit faire face, qui sont là maintenant, comme je le disais, il faut la volonté, il faut, il faut une vraie volonté politique et économique de changer. Et c'est ce qui manque aujourd'hui, ce n'est pas la technologie. Le professeur Wilfried Kühling est un expert extrêmement compétent dans le domaine de la protection de l'environnement. Depuis des décennies, il travaille sur le sujet et focalise de plus en plus son travail sur les champs électromagnétiques. Pour une bonne raison... O-Ton Prof. Wilfried Kühling : Quand on s'intéresse au sujet, on se rend compte qu'il y a une attaque générale contre la vie, contre les processus de vie en soi, parce que les structures cellulaires sont touchées. Les fonctions cellulaires sont attaquées, modifiées, parce que les cellules nerveuses communiquent par le biais du courant, les ondes cérébrales sont attaquées et pratiquement partout, il y a une modification des états évolutifs. Et quand on imagine les processus qui se déroulent, les effets qui sont produits, les dommages chromosomiques et autres, on se demande comment l'évolution peut continuer si l'homme agit de manière aussi drastique sur les processus vitaux qui l'ont façonné pendant des millions d'années. Le professeur Kühling voit lui aussi une grande opportunité dans la technique d'éclairage. Certes, les trois grands, Apple, Samsung et Qualcomm, se partagent encore les 3/4 du marché du WIFI orienté sur les ondes - mais la recherche orientée vers d’autres solutions avance également en Allemagne. Le professeur Kühling croit à un tournant dans le secteur radio et se montre optimiste ! O-Ton Prof. Wilfried Kühling : J'ai l'impression que les entreprises travaillent depuis longtemps à la poursuite de l'utilisation des fréquences lumineuses, parce qu'elles offrent justement ces avantages pour la communication future qui augmente en masse, ces quantités de données qui sont transmises avec des prévisions de taux de croissance de plus de 80% par an. Et l'on sait déjà qu'il y a des années, l'une des grandes sociétés d'exploitation s'est associée à la plus grande entreprise d'éclairage du monde. Il y a beaucoup de choses en cours, je pense, qui pourront et devront certainement percer un jour Büren an der Aare : Une petite ville suisse de carte postale, non loin de la capitale Berne. Depuis l'automne 2023 environ, des nouvelles réjouissantes proviennent de ce lieu idyllique pour les détracteurs de la téléphonie mobile. L'ancien skieur professionnel Christian Oesch et l'architecte en aménagement Daniel Laubscher attaquent les autorités et l'industrie en organisant des actions juridiques et en les portant devant les tribunaux. Et ils informent l'opinion publique suisse que les nouvelles installations d'antennes 5G sont des leurres... Daniel Laubscher : J'ai des nouvelles. Christian Oesch : Fais-moi écouter. Daniel Laubscher : Tribunal fédéral. Notre recours est arrivé, il a été accepté. Maintenant, nous voulons savoir. L'autorité d'exécution du « canton », je pense, a maintenant apporté la preuve qu'elle est corrompue, oui. Nous pouvons maintenant vous le démontrer. Ces antennes ne rayonnent pas moins, comme l'affirme toujours l'autorité d'exécution. Elles rayonnent davantage, nous avons pu le démontrer. Et en collaboration avec l'association suisse, nous, nous avons montré qu'en Suisse en général, mais seulement dans le canton de Berne, 386 antennes situées dans 127 communes émettent trop de rayonnement de manière illégale, en utilisant plus de puissance d'émission qu'elles n'en ont reçu l'autorisation. Et nous partageons cela avec la société, avec les personnes concernées. Et cela a conduit à des dénonciations. Nous pouvons donc demander à ces communes d'entamer une procédure pour rétablir la légalité. Et cela signifie arrêter et voir où on peut l'autoriser. Mais là, la résistance des opérateurs de téléphonie mobile est logiquement grande, car le réseau s'effondrerait. Et c'est là qu'ils se défendent encore et veulent aller jusqu'au tribunal fédéral, bien que le tribunal fédéral ait déjà tranché cette question juridique à plusieurs reprises. Mais c'est le droit, avoir raison et obtenir raison, c'est deux choses différentes et il faut simplement de la patience, du courage et aussi les finances nécessaires pour pouvoir vraiment faire valoir ses droits. Depuis que le débat sur la nouvelle génération de téléphonie mobile 5G s'est enflammé en 2019, des protestations organisées se sont faites entendre, notamment en Suisse, pays respectueux de la nature, comme ici à Berne, la capitale. Mais lorsque certains cantons ont demandé un moratoire, un arrêt de l'extension, le gouvernement national l'a annulé. Les intérêts économiques étaient manifestement plus importants pour eux que les préoccupations des citoyens... Depuis cette époque, l'association d'utilité publique tente de réveiller les Suisses par des informations et des conférences axées sur la protection des consommateurs, de les informer de leurs droits en matière de radioprotection et de les inciter à protester. Avec succès, les deux partenaires s'activent sans relâche... Christian Oesch : Chaque conférence que nous faisons, Daniel et moi, nous téléchargeons toujours les transparents de la manifestation. Tout est toujours sur notre site web et avec une transparence totale là, que les gens suivent chaque étape et peuvent vérifier chaque source eux-mêmes. Ne nous croyez pas, vérifiez par vous-mêmes. Et là, je pense que nous avons fait de très, très grands progrès au cours des trois ou quatre dernières années, afin que les gens puissent s'en assurer par eux-mêmes. Donc nous avons vraiment pu lancer une très, très grande vague en Suisse et j'espère que les travaux que nous pouvons effectuer ici en Suisse et avec ces premières histoires de succès vraiment confirmées par les tribunaux, que cela puisse également être transféré au niveau international. Le concept que nous utilisons ici en Suisse peut être appliqué partout, y compris en Amérique et en Australie. Un coup d'œil sur le site web montre un autre allié dans le réseau : "Gigaherz Suisse" - celui-ci existe depuis le début de la critique de la téléphonie mobile et de l'information, depuis une bonne trentaine d'années. Ensemble, ils sont désormais forts, mais à notre époque, les personnes qui ne disent pas oui et amen à tout ont souvent la vie dure, même dans leurs propres rangs. Daniel Laubscher : Avec le Covid, c'est surtout une division de la société qui a eu lieu, il n'y avait plus que le bien et le mal, les médias aussi ont fait la morale, on était soit pour, soit contre, mais on ne pouvait plus guère convaincre l'autre avec des arguments objectifs et scientifiques, parce qu'à l'époque j’ai dû entendre beaucoup de choses, comme être traité de « complotiste » et que sais-je encore, alors que nous avons toujours tout prouvé, mais on n'a pas du tout évalué et on est passé dessus, même dans les tribunaux et dans les médias, oui, le Laubscher, ce n'est qu’un opposant. Mais j'ai toujours dit que je téléphonais presque tous les jours avec la téléphonie mobile, j'en suis aussi tributaire, mais je m'engage pour qu'on n'irradie pas toujours plus et toujours plus fort, pour qu'on ne transmette pas toujours plus de données toujours plus vite, et c'est exactement ce que doit faire la 5G, 100 fois plus de données, 100 fois plus vite, ce n'est pas moi qui le dis, c'est Swisscom, et alors ça devient dangereux pour les gens et ça touche à la santé, et là j'ai déjà constaté qu'avec une telle polarisation ou polémique, on est alors qualifié de complotiste, une mauvais ou bien une bonne personne. Et aujourd'hui ça augmente malheureusement encore plus, quand on revendique le droit, le droit écrit, en vigueur, on est très souvent aussi traité de personne de « droite ». L'un n'a rien à voir avec l'autre, mais c'est une constatation que je fais, qu'on est aussi à nouveau poussé ainsi dans un coin politique - je suis politiquement indépendant. Si nous voulons une politique fondée sur des faits, alors sur des données scientifiques probantes, et non sur la science en elle-même, mais je tente plutôt de démontrer que les autorités chargées de l'application de la loi nous mentent systématiquement. et c'est difficile de le faire comprendre aux tribunaux, parce qu'alors on vous impose la charge de la preuve. Eh bien, si l'évolution de la société se poursuit ainsi, le mot conspirateur deviendra une distinction. Ces deux messieurs ne manquent en tout cas pas de persévérance. L'architecte Lauscher a déjà participé plusieurs fois à la légendaire course des 100 km de Bienne... ATHEM 3 : Un lotissement tranquille dans le nord de la Bavière. Des maisons individuelles et collectives se trouvent à proximité d’une antenne de téléphonie mobile montée sur le toit d’une maison, une image courante partout en Europe. Un groupe international de scientifiques renommés s’est donné pour mission de vérifier dans quelle mesure les riverains qui vivent le plus près de l’antenne sont exposés à des risques sanitaires plus élevés. Une nouveauté dans cette étude, intitulée « Effets biologiques athermiques des CEM sur le système nerveux végétatif et l’intégrité des gènes » a été l’utilisation d’échantillons de sang prélevé spécialement sur tous les sujets… Dr Sachin Gulati : Nous examinons ici les chromosomes. Nous saisissons les métaphyses chromosomiques. Une fois que toutes les métaphases ont été saisies, je les exporte sur mon ordinateur et j'analyse pour chaque métaphase combien de dicentriques et combien d'anneaux sont présents. En fonction de la fréquence des aberrations, nous pouvons déterminer s'il y a des lésions ou non. En conclusion, les recherches ont montré que les études de biologie cellulaire sur la structure des chromosomes montrent que des modifications du génome sont possibles après des années d'"exposition supérieure à la moyenne". L'augmentation des aberrations chromosomiques observées dans le groupe V, c'est-à-dire le groupe exposé, indique des anomalies chromosomiques qui se sont très probablement accumulées au fil des années. Le professeur Belyaev résume ainsi le point le plus important de l'étude : O-Ton Belyaev : L'analyse du nombre total d'aberrations chromosomiques a révélé une différence statistiquement significative extrêmement élevée entre le groupe exposé et le groupe non exposé : les aberrations chromosomiques étaient presque deux fois plus fréquentes dans les cellules du groupe exposé que dans les cellules du groupe non exposé... L'étude ATHEM 3 fait beaucoup parler d'elle dans le monde entier. Les chercheurs se sont en effet basés sur les taux de lésions chromosomiques observés pour établir la réglementation de l'Agence internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et ont constaté que les valeurs limites habituelles y étaient immédiatement dépassées de 7,6 fois. ATHEM 3 pourrait être la base d'une nouvelle ère… Christian Kreiss (économiste) : Chers concitoyens, regardez, posez des questions, ne détournez pas le regard. Regarder aussi les choses peu reluisantes, dans la mesure où on peut les supporter. Puis tirez en les conséquences… pour les changer. Michèle Rivasi : Voilà mon espoir, ça passe par la connaissance et ça passe par « Quel est le sens de ma vie ? » Et on voit que même au niveau des jeunes, même s'ils adorent pianoter, etc., beaucoup de gens se pose maintenant la question du sens de ma vie. Voilà mon espoir, c'est qu'on revient à l’essentiel. Klaus Buchner : Ne pas interdire le WLAN dans les appartements, les téléphones, tout cela, mais le remplacer par une technique d'éclairage. Et là où ce n'est pas possible, à l'extérieur, planifier soigneusement le rayonnement radio de sorte que nous arrivions à 100 microwatts. C'est mon objectif et c'est même prouvé juridiquement. C'est un objectif effectivement confirmé par la justice. Fiorella Belpoggi : Mon rêve est que la science revienne dans le passé et que les scientifiques redeviennent des érudits qui savent quelque chose et diffusent leur savoir. Walmann-Selsam : J’ai donc confiance et vraiment l’espoir qu’il y ait des scientifiques qui examinent maintenant très rapidement la question. Et que cela soit reconnu, cette confiance me donne aussi des ailes ! Kesari : Très clairement, que nous commencions enfin à utiliser les technologies à bon escient, que nous utilisions nos appareils à bon escient, que nous utilisions des technologies qui ne soient pas nocives, qui ne provoquent pas d’inflammations dans le corps, mais oui, que nous nous engagions là sur une nouvelle voie ! Topsu : Mon rêve à moi, c’est qu’effectivement les technologies et les innovations permettent réellement un progrès social et humain. Je dis toujours que les innovations doivent permettre à l’humanité de dépasser les limites qu’elle connait et d’aller vers l’inconnu, mais dans le respect de la nature et non pas pour assombrir le futur. Le Li-Fi est la technologie qui peut apporter la connectivité comme une source d’enrichissement, on apprend beaucoup de choses, on est en réseau et on peut utiliser la connectivité sans ondes, sans risques. Et donc mon rêve c’est que ça arrive, que cette technologie soit utilisée à bon escient. Pour le progrès de l’humanité. W. Kühling : Nous observons dans le monde entier une augmentation des maladies graves, des problèmes de sommeil, de fréquence des cancers, qui vont augmenter à l'avenir. Il faut donc réfléchir à la cause, étudier et nommer les éléments qui conduisent à cette évolution. Et malheureusement, on finit par passer outre en disant : « Quels sont donc les symptômes et que puis-je faire à propos des symptômes ? » Cela a toujours été clair, nous devons trouver les causes et ne pas nous orienter vers les symptômes. Daniel Laubscher : Oui, mon rêve est - J'essaie toujours de dire à ma famille que je ne voulais pas vraiment, qu'en fait je n'ai jamais voulu aborder ce sujet et mon rêve est que je n'ai plus à l'aborder, parce que oui, la justice et le droit l'emportent. C'est mon rêve et alors la 5G telle que vous la voulez n'est pas possible. Donc, je rêve de ça, oui. Mais je ne suis parfois pas sûr que ce ne soit vraiment qu'un rêve ou que les chances soient réelles. Je n'ai pas encore perdu espoir. Christian Oesch : Oui, mon rêve est que vraiment chaque personne dans le monde entier comprenne mieux ce qu'est vraiment la téléphonie mobile et comment on le ressent aussi personnellement lorsqu’on a le portable sur la tête et comment nous utilisons l'appareil. Il sera très, très important que chaque personne comprenne qu'il ne s'agit pas seulement d'un appareil, mais aussi d'une arme, et nous devons savoir comment utiliser une arme, et je veux vraiment contribuer autant que possible à ce que les gens comprennent le plus rapidement possible à quel point c'est dangereux, surtout si nous pensons que nous donnons le téléphone, le portable à un enfant et que nous l'utilisons quasiment comme baby-sitter, c'est terrible. Petra Wiechel : Cela a beaucoup de sens de se mettre en route, de comprendre les dangers de la vie, de les prendre au sérieux et, s'il vous plaît... et s'il vous plaît, de toujours commencer par soi-même. Parce que là, je peux très bien minimiser la charge supplémentaire que je fais peser sur mon corps, si je comprends ce que je fais avec moi. Tu sais, je pense maintenant à ce que nous mangeons, je pense aux tatouages, je pense aussi à l'utilisation, à l'utilisation hygiénique et saine de cette téléphonie mobile ! Est-ce que je peux accepter de ralentir un peu, est-ce que je peux supporter accepter de faire des journées sans téléphone portable. Ce serait un cadeau à la vie et un cadeau à soi-même, et je pense que si nous pouvons développer cet amour pour nous-mêmes, et nous sommes là pour ça, nous les médecins. Alors nous pouvons emmener les gens dans cette conscience. Il ne s'agit pas d'interdire, il s'agit de montrer l'exemple et de prendre les choses en main, car ça commence vraiment à ne plus être agréable de dire que ça concerne déjà les enfants, que ça concerne aujourd'hui les adolescents, que ça concerne les adultes, que nous mettons en avant des maladies qui n'ont rien à faire là, si tant est qu'elles aient leur place dans la vie d'une personne. Dr Martin Pall : La seule chose que nous puissions faire, je pense, c’est de les envoyer en l’enfer. Mais est-ce que je peux dire ça dans une interview ? Je ne sais pas quoi faire d’autre. Vous savez, le système politique est corrompu. Les médias ont été complètement corrompus. Alors que faire ? Nous devons nous protéger nous-mêmes.
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